Février 2019 : je perds mon emploi. Peu importent les circonstances, c'est un mal pour un bien : me voilà enfin libérée du CDI qui me retenait sur la région lyonnaise. A peine ai-je pris connaissance de mon licenciement que je me vois emménager à Sète dans les plus brefs délais. En effet, Lyon n'est plus que souvenirs, souvenirs de l'adolescence et de l'âge adulte, de la même façon Valence n'est plus que souvenirs de mon enfance. En revanche Sète c'est le présent, c'est l'avenir. A l'âge de soixante ans j'espère bien pouvoir y vivre au moins vingt ans.
Pendant quelques semaines je stagne dans une espèce de no man's land social du fait que je ne travaille plus, ni ne suis en arrêt maladie, et pas encore au chômage. Puis, fin février, ma situation administrative se stabilise et se clarifie : je m'inscris à pôle Emploi. Il ne me reste plus qu'à attendre la Notification de mes Droits pour savoir de quel budget je dispose et commencer de visiter des appartements à Sète. J'ai bon espoir de trouver, pour me remettre le pied à l'étrier, une formation sur Sète même ou bien à Montpellier qui n'est pas très loin.
| Sète, Plage du Lazaret, 19 janvier 2019 |
11 mars 2019, j'en suis là : j'attends de savoir de quel budget je dispose pour entreprendre mes visites d'appartements. Il y a quelques semaines j'en ai repéré trois qui pourraient me convenir.
En amont, j'ai déjà fait le choix d'une société de déménagement qui n'attend que mon feu vert pour me livrer mes cartons. J'ai jusqu'au 27 avril pour déménager, après quoi les prix flambent. Au pire, je déménagerai en octobre quand les tarifs auront de nouveau baissé.
Il me tarde de retrouver Sète mais je préfère y retourner pour la bonne cause, c'est à dire pour remettre en main propre, aux agences immobilières, mon dossier de candidature. J'espère qu'ils ne feront pas la fine bouche devant mes faibles revenus. Après tout : je ne demande pas un F4 avec piscine ; juste un nid sous les toits, de préférence ... un petit nid d'amour pour mes zanimo et moi.