samedi 23 mars 2019

Et on relance les dés

Mon assistante sociale étant aux abonnés absents j'ai dû prendre seule la décision de contester le refus de pension d'invalidité prononcé à la fin du mois de février de cette année. J'ai bon espoir que ma démarche aboutisse, mon médecin traitant ayant rédigé un courrier reprenant toutes les conditions d'acceptation de la demande. En outre, je crois qu'il est possible de cumuler allocation chômage et pension d'invalidité de 1ère Catégorie, ce qui m'ouvrirait enfin les portes d'une location à Sète.

Rencontre singulière, statue en bronze de Christina Manolagas-Rabaste - Sète, 19.01.19
Je ne ménage pas ma peine et j'espère que mes efforts paieront, ce qui ne serait qu'un juste retour des choses. Ma société de déménagement et moi restons toujours en contact. Le prix du déménagement est valable jusqu'à la mi-juin ; au-delà les tarifs augmentent. A défaut de pouvoir déménager à cette date, il me faudra attendre la mi-septembre, date à laquelle les tarifs redeviennent plus abordables.
Pour moi, déménager c'est un parcours du combattant : je suis sans emploi, seule, et sans garant, mes parents (qui se portaient caution chaque fois que je demandais une location) étant tous deux décédés. Si je parviens à m'installer à Sète ce sera une victoire ; j'aurai vraiment franchi des tas d'obstacles, et surmonté la série d'échecs qui jalonnent mon cheminement. Par exemple en ce moment la situation est bloquée. Il me faut attendre la réponse à mes dossiers. Mais "je ne chôme pas", il y a beaucoup à faire quand on prévoit de changer de vie.

jeudi 21 mars 2019

L'idéal serait ...

L'autre conséquence de mes pauvres revenus, c'est que je ne pourrai certainement pas louer un appartement dans le centre ville ainsi que je l'espérais, mais dans des zones bien plus reculées de Sète que je ne connais même pas. C'est aussi le risque de tomber sur un de ces grands immeubles que je crains comme la gale parce qu'ils ne me ressemblent absolument pas. Ou bien dans une rue tellement isolée qu'il va falloir prendre le scooter pour faire la moindre course au tabac ou à la pharmacie.

23 mars 2013, Sète est la Venise languedocienne
Je n'aspire pas forcément à trouver un grand appartement. Tout ce qui est petit est mignon ne dit-on pas ? Il ne me faudrait que quelques mètres2 en plus de ma surface actuelle résolument trop étriquée. Une cave, un cellier seraient les bienvenus pour remiser tout ce qui ne me sert pas au quotidien. J'aimerais aussi avoir un balcon et une place de parking. Surtout, j'aimerais avoir un logement qui ait du caractère, qui soit biscornu, ou coloré, ou les deux, pas un logement classique avec vis-à-vis, non, ce serait pour le moins insupportable. Le rêve, c'est qu'il ait vue sur la mer ou sur les toits. La réalité c'est tout autre chose ...

Il (ne) faut (pas) forcer le destin

Je ne sais pas pourquoi je m'obstine. Je connais d'avance la réponse. Armée de ma pauvre Notifications de Droits je contacte trois agences immobilières. Sait-on jamais ... Je veux y croire encore. Deux sur trois me répondront. Les conditions pour obtenir une location sont les mêmes partout : il faut justifier d'un CDI, ou bien d'une Pension d'Invalidité, et toucher des revenus trois fois plus élevés que le loyer. Dans tous les cas, le loyer ne dépasse que de 30€ maximum ce que je peux me permettre et ça pourrait passer ... si la Pension d'Invalidité ne m'avait pas été refusée. Ce matin j'ai donc prévu de recontacter l'assistante sociale de la Sécu qui s'était engagée à se battre pour m'obtenir une aide financière ou mieux encore, obtenir qu'on révise la décision négative en ce qui concerne ma Pension d'Invalidité. Je n'ai pas de nouvelles d'elle depuis plus de quinze jours maintenant.

23 mars 2103, date de mes retrouvailles avec Sète

J'attends aussi la réponse à ma demande de Reconnaissance du statut de Travailleur Handicapé, laquelle n'interviendra que dans 6 à 9 mois ; d'ici là je devrai me débrouiller par mes propres moyens.
Et cet après-midi je participe à la réunion d'information de Pôle Emploi qui va nous briffer sur tout les aspects pratiques à proprement parler de la situation de demandeur d'emploi, à savoir à quelles dates et comment actualiser sa situation, ce que va devenir notre Prime d'Activité, comment sera recalculée et réévaluée notre aide au logement si nous en percevons une ...
Comme quoi tout n'est pas perdu, il me reste encore bien quelques cartes à jouer.

mardi 19 mars 2019

Y'a pas que les anges déchus qui tombent par terre

19 janvier 2019, Sète, la Pointe Courte, crabe pris dans un filet

Je viens d'avoir Pôle Emploi au téléphone : mes faibles indemnités ne me permettront pas de louer un logement à Sète. Alors à moins que mon assistante sociale, dont je n'ai aucune nouvelle depuis quinze jours, m'obtienne une aide financière conséquente, ou fasse réviser la décision du médecin-conseil quant au rejet de ma pension d'invalidité, c'est un rêve plié-classé. Des mois et des mois de préparatifs ruinés en quelques secondes. Je crois que j'ai pas encore bien réalisé ... J'y croyais tellement. J'avais de si belles perspectives d'avenir. Et maintenant tout est fini.

vendredi 15 mars 2019

Du rêve à la réalité

Les choses se précisent et me semble-t-il, je commence à vraiment donner forme à mon projet d'emménager à Sète puisque hier matin j'ai mis ma conseillère de Pôle Emploi dans la confidence, ce qui a eu pour effet de me dispenser de chercher un emploi tant que je n'aurai pas trouvé un appartement. Je ne pouvais pas rêver mieux. En effet j'ai besoin de temps pour effectuer mes allers-retours d'une ville à l'autre et visiter des logements. Non seulement ça, mais je m'inquiétais à l'idée de devoir chercher un travail sur la région lyonnaise, lequel m'aurait bloquée des mois durant, voire des années, et repoussé d'autant la concrétisation de mon rêve.
En quelque sorte, j'ai officialisé ma volonté de partir, et cela donne une dimension de plus à ce qui n'était au départ qu'une douce rêverie. Cette fois je ne peux plus reculer. On m'attend au détour. Mes déménageurs et le Pôle Emploi comptent sur moi pour respecter mon engagement.

Sète, la Corniche, 16 mars 2016
En revanche je n'en ai toujours pas parlé à ma famille de peur de mettre la charrue avant les bœufs. Je n'annoncerai la nouvelle qu'une fois le bail signé, c'est à dire quelques semaines avant le déménagement. "Le risque dans une nouvelle ville, une nouvelle vie, c'est l'isolement" m'a dit la conseillère de Pôle Emploi. Mais ai-je vraiment quelque chose à craindre de ce côté-là ? Je ne serai guère plus seule à Sète qu'ici à Lyon. Ma fratrie, je ne la vois tout au plus que deux fois par an, et encore ... Et d'ici quelques années, ce sont mes sœurs à leur tour qui quitteront la région lyonnaise. Il ne restera plus ici que la tombe de mes parents, souvenir de notre vie de famille. Nous quatre les enfants seront disséminés aux quatre coins de la France. Mais nous aurons tous quelque chose en commun : la mer. 

lundi 11 mars 2019

Libre comme l'air, enfin !

Février 2019 : je perds mon emploi. Peu importent les circonstances, c'est un mal pour un bien : me voilà enfin libérée du CDI qui me retenait sur la région lyonnaise. A peine ai-je pris connaissance de mon licenciement que je me vois emménager à Sète dans les plus brefs délais. En effet, Lyon n'est plus que souvenirs, souvenirs de l'adolescence et de l'âge adulte, de la même façon Valence n'est plus que souvenirs de mon enfance. En revanche Sète c'est le présent, c'est l'avenir. A l'âge de soixante ans j'espère bien pouvoir y vivre au moins vingt ans.
Pendant quelques semaines je stagne dans une espèce de no man's land social du fait que je ne travaille plus, ni ne suis en arrêt maladie, et pas encore au chômage. Puis, fin février, ma situation administrative se stabilise et se clarifie : je m'inscris à pôle Emploi. Il ne me reste plus qu'à attendre la Notification de mes Droits pour savoir de quel budget je dispose et commencer de visiter des appartements à Sète. J'ai bon espoir de trouver, pour me remettre le pied à l'étrier, une formation sur Sète même ou bien à Montpellier qui n'est pas très loin.

Sète, Plage du Lazaret, 19 janvier 2019
11 mars 2019, j'en suis là : j'attends de savoir de quel budget je dispose pour entreprendre mes visites d'appartements. Il y a quelques semaines j'en ai repéré trois qui pourraient me convenir. 
En amont, j'ai déjà fait le choix d'une société de déménagement qui n'attend que mon feu vert pour me livrer mes cartons. J'ai jusqu'au 27 avril pour déménager, après quoi les prix flambent. Au pire, je déménagerai en octobre quand les tarifs auront de nouveau baissé. 
Il me tarde de retrouver Sète mais je préfère y retourner pour la bonne cause, c'est à dire pour remettre en main propre, aux agences immobilières, mon dossier de candidature. J'espère qu'ils ne feront pas la fine bouche devant mes faibles revenus. Après tout : je ne demande pas un F4 avec piscine ; juste un nid sous les toits, de préférence ... un petit nid d'amour pour mes zanimo et moi.

Les yeux plus grands que la bourse

Le 27 décembre 2016, ma petite maman meurt brutalement et qui dit décès du dernier parent, dit héritage ; un modeste héritage, divisé entre nous les quatre enfants, inversement proportionnel au vide immense dans lequel nous jette son absence, mais qui me fait revoir à la hausse mes projets concernant mon installation à Sète.
Je l'ai dit : pas les moyens d'acheter un appartement, et mon CDI me retient à Lyon. Mais avec le petit pactole que je toucherai d'ici quelques mois, je peux envisager d'acheter un mobile home. Commencent alors les consultations d'annonces et ce jusqu'au mois d'octobre 2017, date à laquelle je renoncerai purement et simplement à mon projet d'investissement. 

Sète, le 20 mai 2017
En effet, l'emplacement d'un mobile home, dans le Sud de la France, coûte fort cher à l'année ; et les campings sont toujours fort excentrés, et ne sont pas desservis par les bus. Pour moi qui suis sans voiture le trajet de la gare au camping aurait dû se faire à pied, et m'aurait pris des heures. En outre, tous les campings ne sont ouverts que quelques mois par an, pendant la belle saison, ce qui fait que le reste du temps on paie le terrain pour rien.
Au mois d'octobre 2017 je me retrouve sans rien, sans rêve et sans espoir, et je reviens à mon idée première, laquelle consiste à patiemment attendre l'heure de la retraite pour déménager.

dimanche 10 mars 2019

Retrouvailles avec Sète, le 23 mars 2013

Tout est venu d'une maladie. Comme quoi, quand on dit c'est un mal pour un bien, on n'a pas tout à fait tort, on a même plutôt raison. Mars 2011 : peu après la catastrophe de Fukushima je contracte une inflammation de la thyroïde, laquelle conduit irrémédiablement à l'hypothyroïdie. Vous noterez que les deux événements n'ont aucun lien. Dans mon cas, l'iode est néfaste à la santé. J'en conclus que pour moi, la mer c'est fini ...
J'assume cette triste réalité pendant deux ans, au cours desquels je fais une croix sur la mer, le sable, les falaises, les bateaux, tout ce monde que j'aime tant, depuis ma plus tendre enfance, et dont je garde la trace d'un trou dans le genou pour être tombée dans les rochers alors que j'étais une toute petite fille.
Et puis un jour que je renouvelle mon ordonnance auprès de ma doctoresse il me vient à l'idée de lui poser la question : bien sûr, avec mes problèmes de thyroïde, il m'est interdit d'aller à la mer ?
Et là , surprise : non seulement je peux y passer mes vacances, mais encore je peux y vivre sans problème. Il ne suffira que de revoir et d'adapter le dosage de Levothyrox que je prends à jeun tous les matins.

Sète : le promontoire sur la mer, qui n'existe plus

Je tombe des nues. Je suis folle d'excitation et de joie. A peine suis-je de retour chez moi que je prospecte sur Internet à la recherche des villes côtières les plus proches de Lyon - pour des questions de temps et d'argent. Il en ressort que la ville méditerranéenne la plus proche de Lyon, c'est Sète. Et je réserve aussitôt mes billets allers-retour. Je partirai le 23 mars 2013 et ce jour-là, c'est la tempête, je prendrai des photos sous une pluie battante, toute la journée, et croyez-moi sur parole j'étais au comble du bonheur, j'ai rarement ressenti pareille plénitude, et pareille gratitude.
Sète, nous y allions avec ma famille quand j'étais enfant, ce qui m'attache d'autant plus à mon île bleue que je choisirai sans hésiter pour être mon point de chute et mon port d'attache, dès qu'il me passera par l'esprit l'irrésistible envie d'être auprès de la mer. Une chose en entraînant une autre, je prends la décision d'y vivre sitôt que je serai à la retraite. Je ne peux pas m'y installer plus tôt : mon CDI me retient sur la région lyonnaise, et puis je sais que les emplois sont rares dans le Languedoc-Roussillon. En revanche, les loyers sont deux fois moins qu'à Sainte-Foy-lès-Lyon, pour une surface au moins deux fois plus grande, avec place de parking et balcon. Il ne me reste plus qu'à attendre que l'heure de la retraite sonne ...

Comme un vœu d'allégeance

Mardi 16 avril 2019 - L'agent commercial dont j'attendais des nouvelles ne s'étant pas manifestée, j'en profite pour visit...